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Intervention de Myriam Delavy, cheffe d’exploitation agricole et jeune PDC

L’initiative de l’Union syndicale suisse (USS) veut ancrer dans la Constitution un salaire minimum généralisé et rigide de 22 francs de l’heure, valable pour toute la Suisse et quelle que soit la branche. Si cette proposition paraît, au premier abord, alléchante, elle est en réalité un piège qui mettrait en danger plusieurs branches de notre économie et, en particulier, l’agriculture, domaine que je connais bien étant donné que je suis moi-même une jeune cheffe d’exploitation agricole.

Dans le cadre de mon exploitation, je paie actuellement ma main-d’œuvre non qualifiée 17 francs 50 de l’heure. Et soyez sûrs que si un salaire minimum de 22 francs de l’heure devait être appliqué, je serai confrontée à de grosses difficultés pour payer mon personnel. Comment voulez-vous que je puisse octroyer un salaire de 4’000 francs par mois à mes employés alors que je me verse moi-même un salaire inférieur ? C’est tout simplement impossible ! En d’autres termes, je ne serai pas en mesure de supporter l’augmentation de la masse salariale découlant du salaire minimum exigé par  cette initiative, la marge nette étant très limitée dans mon domaine d’activité. Cette situation serait non seulement difficile pour moi, mais également pour l’ensemble du secteur agricole. Nous avons effectivement de plus en plus de charges et nous sommes exposés à une concurrence étrangère agressive. Les exploitants agricoles ou les maraîchers-viticulteurs seraient ainsi fortement pénalisés par une hausse du salaire minimum et de nombreuses structures devraient cesser leur production.

Par ailleurs, si cette initiative passe la rampe le 18 mai, la hausse des salaires provoquerait inévitablement une augmentation des prix des produits agricoles. Et je me demande si les consommateurs, mais aussi les acheteurs, seraient disposés à payer plus pour les mêmes produits ? Honnêtement, je pense que les consommateurs ne joueraient pas le jeu et ne soutiendraient plus les produits suisses. L’acceptation de l’initiative favoriserait le tourisme d’achat. Il est fort à parier que le nombre d’emplois diminuerait dans l’agriculture et il deviendrait aussi moins intéressant de suivre une formation spécialisée. Enfin, si l’initiative est acceptée, il y a un gros risque que de la main-d’œuvre agricole travaille au noir, situation qui n’est évidemment pas acceptable et qui porterait préjudice à un secteur déjà fragile de notre économie.

Pour conclure, je dirai simplement que si nous avions la possibilité de payer les employés agricoles 4’000 francs par mois ou plus, on le ferait, mais la réalité impose d’autres règles ! Nous ne pouvons simplement pas nous le permettre sans mettre en danger nos exploitations. Nous souhaitons maintenir des exploitations concurrentielles offrant des salaires et des prix conformes au marché. L’initiative de l’USS est donc néfaste pour le secteur agricole dans son ensemble et, au lieu de le protéger, elle va à coût sûr l’affaiblir. C’est la raison pour laquelle, au nom de la jeune exploitante agricole que je suis, je m’oppose à cette initiative.

 

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