Relogement de la caserne des Vernets
Le Grand Conseil a adopté trois projets de loi visant à libérer le périmètre de la caserne des Vernets et à redéployer les activités de l’armée sur trois sites hors du centre-ville. (78 oui, 13 non et 0 abstention).
Il s’agit de deux crédits d’étude s’élevant au total à 4,4 millions. L’un pour la construction à Avully d’un centre d’instruction d’aide en cas de catastrophe, l’autre pour la transformation des infrastructures du centre de logistique civile et militaire situé à Aire-la-Ville. Le troisième texte concerne la construction d’une caserne à Meyrin pour un montant de 21 millions.
En votant ces crédits, le PDC a rappelé qu’il s’engageait pour la construction de la ville en ville et qu’il se félicitait de la perspective de 1’500 nouveaux logements aux Vernets. Le PDC s’est néanmoins inquiété de l’emprise des nouveaux bâtiments de l’armée sur les zones agricoles et les surfaces d’assolement. Enfin, le PDC a exprimé des réticences face à l’ampleur du relogement compte tenu notamment du redimensionnement prévu de l’armée suisse.
Pour la régularisation des employés de l’économie domestique « sans statut légal »
Le Grand Conseil a renvoyé à la commission de l’économie une motion démocrate-chrétienne (Anne Marie von Arx-Vernon 1ère signataire), déposée en mars 2014 (Unanimité moins une voix ). Les démocrates-chrétiens enjoignent le Conseil d’Etat à réactiver la demande qu’il avait faite en 2005 auprès des autorités fédérales en vue de régulariser 5’000 employés « sans statut légal » de l’économie domestique à Genève.
Rédigée peu après le vote de l’initiative « Contre l’immigration de masse » du 9 février 2014, la motion insiste pour que le Conseil fédéral prenne en compte les besoins de l’économie domestique dans les négociations visant à obtenir des contingents adaptés aux besoins de l’économie genevoise. La régularisation des personnes « sans statut légal » doit être inclue dans cette discussion. Outre cela, les régularisations devront avoir lieu sans amender les employeurs privés s’étant acquittés de leurs obligations en matière de droit du travail et de paiement des assurances sociales et sans condamner les employés en situation irrégulière. Le PDC réclame enfin une prise en considération circonstanciée des cas de traite des êtres humains par l’octroi de permis humanitaires ou d’aide au retour.
Notre économie a besoin, pour fonctionner, de la force de travail de dizaines de milliers de personnes séjournant en Suisse « sans statut légal ». Ces personnes sont actives principalement dans des secteurs où la main d’œuvre est insuffisante et peu qualifiée (hôtellerie, restauration, économie domestique). A Genève, leur nombre est estimé entre 7’000 et 10’000.
Le PDC veillera avec la plus grande attention au suivi de ce dossier qui concerne de nombreuses familles à Genève devant faire appel à une aide extérieure pour les travaux domestiques, la garde des enfants ou le maintien à domicile de personnes âgées ou handicapées. Cette aide permet aux jeunes parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et handicapées et souvent d’éviter le recours à des institutions spécialisées dont le financement constitue une charge pour l’Etat.