Le Grand Conseil genevois se prépare à vivre sa première session extraordinaire ce samedi. Une dépense de CHF 30’000.- pour assouvir les velléités électoralistes et populistes du MCG et de l’UDC, qui sans proposer la moindre solution et alors que deux de leurs députés siègent au Conseil d’administration des SIG, croient bon de s’engouffrer dans la brèche du CEVA et des SIG en poussant des cris d’orfraies.
Le PDC ne souhaite pas minimiser les problèmes. Depuis quelques mois, les SIG défraient régulièrement la chronique. Pertes massives liées à des investissements risqués, management remis en question, soit autant d’événements négatifs dont l’entreprise et Genève se passeraient bien. Cependant et en l’état, la Cour des comptes et des auditeurs s’attellent à comprendre les causes de ces problèmes et à proposer un état des lieux indépendant et objectif.
Le PDC estime donc qu’il est plus que temps que le Parlement étudie des propositions constructives en parallèle des audits en cours, au lieu de perdre le temps et l’argent du contribuable en créant des commissions d’enquête qui n’ont en l’état aucun sens.
Dans cet état d’esprit, le PDC, par la voix d’Olivier Cerutti, a déposé une motion visant à étudier la possibilité de scinder les SIG en deux entités distinctes et indépendantes l’une de l’autre: une entreprise s’occupant du service public uniquement, et une autre en charge des investissements.
Cette proposition permettrait de clarifier la mission des SIG en respectant le caractère de service public qui lui est confié (distribution, traitement et évacuation des eaux, valorisation des déchets ménagers, production de chaleur par chauffage à distance, distribution d’électricité et distribution du gaz)et de protéger les clients et les infrastructures. Parallèlement la continuité de la recherche de nouvelles énergies serait assurée par une société chargée des investissements, laquelle serait mieux à même de répondre aux risques qui y sont nécessairement liés.
Le PDC engage le parlement à donner un signal clair aux partis populistes: mettons un terme aux gesticulations, des solutions constructives doivent être étudiées.