Le PDC Genève se réjouit qu’une grande majorité de la population genevoise et suisse ait décidé de protéger son niveau de vie et ses emplois en refusant le salaire minimum.
Les exemples de pays étrangers ayant un salaire minimum unique ont provoqué à juste titre une certaine inquiétude : salaires tirés vers le bas, appauvrissement de la classe moyenne, chômage, augmentation du travail au noir. Autant d’effets pervers que la Suisse n’aurait pas pu éviter dans certains secteurs de l’économie.
Jusqu’ici, les résultats exceptionnels de notre pays se sont expliqués notamment par la souplesse de son marché du travail et un partenariat social fort et responsable. Les Suisses le savent et ont fait, ce dimanche, un choix pragmatique pour un pays prospère. Ils attendent cependant que la lutte contre certaines dérives de sous-enchère salariale soit renforcée et que les partenaires sociaux continuent le développement des conventions collectives de travail.
Le PDC déplore le refus des Genevois de participer à la construction de parkings relais en France voisine.
Ces parkings ne comportaient pourtant que des avantages : diminution du trafic et des nuisances qui l’accompagnent, préservation des terrains précieux pour les logements et l’agriculture sur le Canton et économies substantielles au regard du coût de construction de places de stationnement en Suisse. Ce vote était aussi l’occasion pour les Genevois de montrer l’attachement à la Région et leur volonté de la développer pour leur plus grand bénéfice.
Malheureusement, une campagne populiste, vide de toute proposition et fondée essentiellement, si ce n’est exclusivement, sur le rejet de nos voisins, a anéanti les efforts de réflexion à long terme pour notre canton.
Une solution doit être trouvée pour diminuer le trafic à Genève : si des P+R ne sont pas construits en France voisine, ils devront alors nécessairement l’être sur le territoire genevois…
Dommage pour notre bien-être, notre agriculture, nos logements et nos finances !
Le PDC regrette l’acceptation de l’initiative de l’Avivo. Malgré une plus forte mobilisation de certains partis pour expliquer les conséquences néfastes induites par cette initiative, la population a très certainement souhaité exprimer son mécontentement face à certains disfonctionnements qu’ont connus les TPG dans un passé récent (distributeurs, zones de transbordement, nouveau réseau, etc.).
Le PDC est certain que le nouveau Conseil d’Etat saura restaurer la confiance entre les Genevois et les TPG ; il l’enjoint aussi à proposer des solutions pour que les tarifs « junior » ne soient pas augmentés et pour que l’offre Unireso puisse encore être assurée. Il paraît en revanche difficile de ne pas diminuer certaines prestations pour compenser la perte massive engendrée par l’acceptation de cette initiative, ce qui est très fâcheux à l’heure où l’offre des transports en commun devrait au contraire impérativement s’accroître.
Sébastien Desfayes, Président